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Mais la seule force
physique ne le satisfaisant pas, il se rendit à Sakai, afin
d'y étudier le sabre de l'Ecole Yagyu sous la conduite de
de Maître Nakai.
En
1903, Maître Ueshiba s'engage dans l'armée. Très
vite, il devint le premier en tous genres d'exercices et plus
particulièrement en Juken Jutsu (combat à la
baïonnette).
En
février 1915, au cours d'un voyage il rencontre le grand
Maître de l'Ecole Daito : Sokaku Takeda. Ce dernier décida
de lui enseigner les techniques secrètes de Daitoryu. Dès
son retour, il ouvre un dojo et invite le Maître Takeda. Il
lui construit une maison et s'occupe totalement de lui.
En
novembre 1919, il rencontre un grand Maître mystique doué
de rares pouvoirs spirituels : Wanisaburo Deguchi. Pour lui, cette
rencontre fut capitale car il avait conscience que s'il maîtrisait
la force et la technique, son énergie spirituelle restait
fragile et chancelante à la moindre épreuve
psychologique.
Très
peiné par la disparition de son père, survenue le 2
janvier 1920, Maître Ueshiba passa quelques mois à
méditer puis il décida de s'installer à
Ayabe, dans le temple de l'Omoto-Kyo, afin d'étudier sous
la direction de Wanisaburo Deguchi. Ce dernier, pacifiste
convaincu, quitte le Japon le 13 février 1924, avec
quelques disciples dont Maître Morihei Ueshiba, avec
l'intention de bâtir en Mongolie, où s'affrontaient
les armées chinoises et japonaises, un Royaume de la Paix.
Ils échouèrent dans leur tentative et furent
prisonniers des armées chinoises pendant plusieurs mois.
De
retour au Japon, Maître Ueshiba reprit avec encore plus
d'intensité qu'auparavant ses recherches sur le Budo et sa
vie d'ascétisme.
C'est
à cette époque qu'il comprit que le vrai Budo n'est
pas de vaincre un adversaire par la force mais de garder la paix
en ce monde, d'accepter et de favoriser l'épanouissement de
tous les êtres. Si la recherche spirituelle est présente
dans tous les arts martiaux japonais, jamais personne ne l'avait
appronfondie jusqu'à englober dans son sein l'amour de
l'humanité.
C'est
de toutes ses rencontres et expériences techniques ou
philosophiques que naîtra l'Aïkido en 1925.
Dès
1926, le nom de Ueshiba commençait à être
connu et d'éminents Budokas ainsi que d'importantes
personnalités du monde politique ou militaire lui rendent
visite.
Il
s'installa en avril 1931 à Wakamatsu-cho, un quartier de
Tokyo, dans un dojo nouvellement construit qui prit le nom de
Kobukan.
Pendant
les années de guerre, Maître Ueshiba se retira à
Iwama, à 120 kilomètres de Tokyo, où se
trouve actuellement le sanctuaire de l'Aïkido (Aïki
Jinja).
En
1946, les américains ayant interdit la pratique de tous les
arts martiaux au Japon, le dojo de Tokyo fut fermé jusqu'en
1948, date à laquelle il prit le nom d'Aïkikaï.
L'Aïkido fut le premier art martial qui reçut
l'autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance
pacifiste.
Dès
lors, le nombre des élèves ne fit qu'augmenter, et
c'est à cette époque que naquit vraiment la forme
moderne de l'Aïkido.
Dans
les années 50 et 60, Maître Ueshiba laissera de plus
en plus le soin de l'enseignement à ses meilleurs disciples
qui créérent de nombreux dojos de par le Japon ou
émigrèrent à l'étranger, ainsi qu'à
son fils Kisshomaru Ueshiba qui, en 1967, devient Directeur
Général de la fondation Aïkikaï.
Lorsque
le vénérable Maître s'éteignit, le 26
avril 1969, l'Aïkido s'était répandu à
travers le monde et était pratiqué par des centaines
de milliers de personnes sur les cinq continents.
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